Open world : les plus grandes maps du jeu vidéo (1ère partie) [Cut Scene]


Peu de temps après la divulgation du trailer de GTA V, qui a émoustillé nombre de fans de GTA à travers le monde, Sam Houser, président de Rockstar, en rajouta une couche : la map de GTA V ferait deux fois et demi celle de Red Dead Redemption.

OK. Une bonne claque dans la gueule, lorsque l’on connait déjà l’immensité de la map de GTA San Andreas, qui fait encore référence en la matière. Mais, loin d’être rassasié par cette déclaration, les propos de Sam Houser ont suscités très rapidement chez moi d’autres interrogations : la map de GTA V, quelle taille par rapport à celle de GTA IV ? Incidemment, quel est le rapport entre celle de GTA IVet celle de San Andreas ? Et puis, surtout, quel est le GTA-like qui offre au joueur la plus grande map ?

Pour répondre à ces questions, je décidais d’effectuer quelques petites recherches, mais d’autres questions ont très vite parasitées la problématique initiale : est-ce que ce sont vraiment les GTA-like qui proposent les plus grandes maps ? Quid des autres open world, que ce soit sous la forme de RPG, de space opera, ou bien encore de FPS ?

Et puis, allons y carrément : quel est le « plus grand » jeu de l’histoire du jeu vidéo ?

C’est pour tenter de répondre à cette dernière question – et aussi à toutes les autres – que je vous propose cet article. En sachant que vous devrez adhérer à la charte de conduite suivante si vous voulez ensuite réagir à propos de cet article :

- il n’existe quasiment aucune source officielle sur le sujet. Même Rockstar ne communique que trop rarement la superficie exacte des maps de ses jeux. Vous acceptez donc l’éventualité que certaines données de cet article puissent être inexactes, et/ou qu’elles puissent provenir de sources non officielles, voire d’un recoupement d’informations éparses et non vérifiables. Précisons néanmoins qu’au moins 80 % des données de cet article sont exactes, et parfaitement vérifiables pour le lecteur qui souhaitera approfondir le sujet suite à la lecture de cet article.

- si je n’accepterai pas les trolls du genre « tu dis portnawak à propos de la map de GTA IV, parce que la superficie de celle-ci n’est pas inscrite sur le site officiel de l’éditeur »l’apport de sources contradictoires (mêmes non officielles, voire invérifiables) de votre part est au contraire la bienvenue. Votre contribution permettra de compléter ou bien de corriger cet article, et si celle-ci est primordiale, une nouvelle version de cet article sera publiée ultérieurement.

- je ne recherche pas l’exhaustivité dans le choix des jeux traités. Seuls seront abordés les jeux les plus significatifs quant à la problématique abordée.

Capiche, Vercetti ? Bon. Grazie. C’est parti !

Première partie : les GTA-like

GTA III – GTA Vice City : approx. 10 km²GTA III ayant plus ou moins popularisé – mais pas inventé – le genre GTA-like, il parait évident que celui-ci est loin de proposer la plus grande map dans le genre. Néanmoins, il parait nécessaire de remettre les choses dans leur contexte : GTA III fut une véritable claque à l’époque de sa sortie, jamais ville n’avait été si immersive dans un jeu. Et si le New York (Liberty City) de GTA III était plus fantasmé que fidèlement reproduit, force est de constater que le souci du détail était incroyable chez Rockstar. Même encore aujourd’hui, le Liberty City de GTA pourrait donner une bonne leçon à la plupart des open worldactuels. GTA Vice City quant à lui, ne propose pas une map fondamentalement plus grande que son aîné. Peut-être parce que GTA Vice City devrait avant tout être appréhendé comme un simple add-on de GTA III. Pas grave, son Miami à la direction artistique de haute volée fait passer sans aucun problème la pilule. Rejouer Scarfaceétait bien plus important aux yeux des joueurs que de gagner quelques km² supplémentaires…

GTA IV : 16 km² OK, GTA IV fut une déception pour beaucoup de joueurs après le gargantuesque GTA San Andreas. Certes. Notamment à cause de sa map, au moins deux fois moins grande que celle son prédécesseur. GTA IV représente presque à lui tout seul le syndrome de la next (ou current) gen, prompte à nous proposer des jeux toujours plus beaux, mais aussi toujours moins vastes que ceux de la back gen. Néanmoins, si GTA IV reste l’un des plus petits GTA-like de l’histoire du genre, n’oublions pas que le niveau de détail de sa Liberty City (New York) est sans équivalent chez la concurrence, ou même au sein des autres jeux de chez RockstarGTA IV en a une toute petite, mais lui au moins, il sait s’en servir…

 

Gateway : approx. 20-25 km² Gateway avait pour ambition de reproduire fidèlement le centre de Londres. Fétichiste, le Londres de Gateway est aussi désespérément en manque d’interactions. Il n’y a rien d’autre à y faire que d’y rouler sans aucun but. Ah…. si : parfois, on se fait poursuivre par la police, et en pleine ligne droite, votre véhicule atteint la vitesse folle de 45 miles/heure. Passionnant… Reste une reproduction assez fidèle de la capitale britannique, mais je préfère encore être englouti par la Manche, et rester coincé dans un minuscule tunnel, que de jouer à ce Gateway so boring… si vous voulez visiter Londres, prenez l’Eurotunnel ! Ou à la rigueur, jouez a GTA : London 1969

 

L.A. Noire : 21 km² L.A. Noire pouvait se vanter de nous proposer un Los Angeles un peu plus grand que le Liberty City de GTA IV. Mais La Team Bondi a surtout réussie à nous proposer en jeu encore plus chiant que celui de Rockstar ! Maintenant, si vous aimez Columbo, vous aimerez probablement L.A. Noire… et encore, c’est vraiment peu probable que ce soit le cas pour sa partie open world – peut-être apprécierez-vous un peu plus ses phases d’enquêtes. Toujours est-il que, tout comme GetawayL.A. Noire allie reproduction fétichiste de son sujet, et relation platonique, puisque de la jolie plastique du Los Angeles de 1947, vous ne tripoterez pas grand chose. L’interactivité zéro du jeu vidéo… A noter que la map parait plus grande qu’elle ne l’est en réalité. Normal, la vitesse de pointe des véhicules ne doit pas dépasser les 40 km/h, ca rend les trajets plus longs qu’ils ne devraient l’être…

Saints Row 2 : 23.2 km² Une vraie réussite, qui sait allier une map suffisamment grande pour permettre une bonne immersion du jeu, avec une densité d’interactions très élevée. Il y a toujours quelque chose à faire dans Stilwater, la ville fictive deSaints Row 2, inspirée des villes bien réelles deChicagoDétroit et Kansas City. Le souci du détail y est réel, la diversité des quartiers de la ville est très marquée… si Rockstar ne cherchait pas a reproduire à la pierre près Liberty City et Los Angeles sur cette génération de consoles, nul doute que le résultat serait finalement assez proche de Stilwater ! A titre informatif, le Stilwater de Saints Row 1 faisait approximativement 16 km², et le Steelport de Saints Row The Third ne devrait pas dépasser les 26 km². Ce qui est déjà pas mal…

 

Mafia II : 26 km² Dois-je me répéter, ou bien le paragraphe sur L.A. Noire vous a t-il suffit ? Bon… juste pour une question de mise en forme graphique de l’article : y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map, y’a rien à faire sur la map…

 

GTA San Andreas : 36 km² Immense. Vertigineux. Original. Et plein d’autres superlatifs aussi, vous n’avez qu’à choisir à ma place. GTA San Andreas était le plus grand GTA-like à son époque, que ce soit par sa superficie (quoique, les True Crime…), sa diversité, son souci du détail, ou bien par son interactivité. Car GTA San Andreas ne représentait pas simplement une ville, mais tout un état – certes ramené à une échelle fictive infiniment moins grande que celle d’un véritable état – avec trois villes Los Santos/Los AngelesSan Fierro/San FranciscoLas Venturas/Las Vegas), une douzaine de villages, une grande montagne (le Mount Chilad), un désert, de la campagne, une base militaire, un système autoroutier complet, des lignes de chemin de fer, des métros, des aéroports dans chaque ville, des… des… des… en fait, tout un écosystème urbain, d’une complexité inouïe. Et à cette densité horizontale s’ajoute une densité verticale prononcée, puisque il est possible de se déplacer par des moyens aériens, de monter au sommet du Mont Chilad, de sauter en parachute à partir de n’importe quel immeuble ou promontoire naturel… encore aujourd’hui, GTA San Andreas reste une référence en matière d’open world. Seule question : existe-il un GTA-like plus grand que GTA San Andreas ?

Mercenaries 2 : 64 km² Le premierMercenaries était un excellent jeu. Le second était une daube. Une immense daube… avec une immense map. Presque deux fois plus grand queGTA San AndreasMercenaries 2 propose en outre des décors – les immeubles principalement – entièrement destructibles. Un véritable tour de force donc au vu de la taille du jeu, même si le souci du détail dans le Venezuela de Mercenaries 2n’est évidemment en rien comparable avec celui d’un GTA. Ceux qui recherchent une expérience intéressante sur le plan ludique peuvent aussi se tourner vers Mercenaries 1 : une map loin d’âtre minuscule pour de la PS2, unPyongyang (Corée du Nord) et ses alentours assez détaillée, et des décors tout autant destructibles que ceux de Mercenaries 2 en font un immanquable pour ceux qui apprécient le genre sandbox.

Red Dead Redemption : approx. 72,5 km² Red Dead Redemption est environ deux fois plus grand que GTA San Andreas. Jolie performance dans l’absolu, il faut quand même bien avouer qu’au final, la map de RDR est aussi extrêmement vide. Un défaut ? Pas vraiment. RDR cherche a simuler le Far West américain, et à ce titre, il était nécessaire pour Rockstar de proposer au joueur la possibilité d’explorer d’immenses contrées sauvages. Et force est de constater que sur ce point, la carte de RDR est totalement réussie : tout comme dans Oblivion, on e l’impression de jouer à un « simulateur de promenade », sauf que le jeu de cow-boy de Rockstar offre encore bien plus de diversité que celui de Bethesda : désert, canyons, prairies, forêts, montagnes… une fois de plus, Rockstar propose un travail qui fera ensuite référence en matière d’open world/sandbox ! Une véritable réussite.

GTA V : estim. 181 km² Comme énoncé au début de cet article, l’aire de jeu de GTA V pourrait faire au moins deux fois celle de Red Dead Redemption, soit au moins 181 km². On ne sait pas encore si seul Los Santos et ses alentours immédiats seront modélisés, ou bien si le terme « alentours » utilisé par Sam Houser laisse la place à d’autres villes et à une modélisation complète de San AndreasRockstar est coutumier de cette communication alambiquée, et n’hésite souvent pas à jouer sur les mots. Ceci dit, quand on sait que l’aire urbaine de Los Angeles IRL fait 1 290,6 km… on se dit qu’il y a encore de la marge pour modéliser un territoire entier dans un jeu vidéo ! Mon hypothèse sur GTA V ? Si GTA San Andreas utilisait une échelle totalement fictive pour modéliser un état (fictif lui aussi) en entier, GTA V devrait se contenter de modéliser une seule mégapole, mais avec une échelle beaucoup plus réaliste – bien que nécessairement raccourcie. Et ceci, pour une immersion plus grande du joueur. A votre place, je ne compterais donc pas sur l’apparition d’autres villes comme San Fierro ou bien Las Venturas, mais plutôt sur une implémentation de certaines villes du comté de Los Angeles, comme Beverly Hills,ComptonInglewoodSanta MonicaMalibu, etc… en plus des quartiers proprement dits de Los Angeles, comme Hollywood (Vinewood dans l’univers GTA), Downton L.A. ou bien encore South Central. En plus de la présence de zones peu urbanisées, désertiques, ou montagneuses. Et tout ceci, avec un niveau de détail que seulRockstar peut atteindre : chaque m² de la map de GTA V devrait faire sens, et s’avérer utile et/ou ludique.

True Crime Streets of L.A. :  620 km² — Non, il n’y a aucune erreur quant au chiffre que je viens de donner ici. 620 km². Bien évidemment, la modélistaion de Los Angeles dans True Crime : Streets of L.A est globalement impersonnelle et générique, l’aspect sandbox est quasiment absent du jeu… il n’empêche, pour un jeu PS2, la performance de Luxoflux (une filiale de Davilex ?) est impressionnante. Et le jeu est globalement de qualité, proposant un gameplay plutôt original. Malheureusement, sa suite, True Crime : New York City est infiniment moins vaste (62 km², ce qui reste tout de même assez énorme) et surtout, infiniment plus bugguée ! Dommage, cette franchise d’Activision avait pourtant un sacré potentiel…

 

Just Cause 2 : 1024 km² Le plus grand GTA-like de tous les temps est donc Just Cause 2. 1024 km² d’une map paradisiaque, qui s’inspire largement de la Thaïlande. Un territoire (Panao) grand comme presque 30 fois GTA San Andreas, et qui pourtant, reste techniquement incroyable, et artistiquement réussi. Bien sur, la diversité des décors n’est pas vraiment de mise, puisque l’île de Panao offre un écosystème cohérent mais répétitif (contrairement à San Andreas ou Red Dead Redemption qui jouent sur des échelles fictives et un amalgame d’écosystèmes très différents. On a donc de la jungle tropicale, des villes, et des bases militaires, mais avec de grands dénivelés tout de même, pour une immersion tout à fait satisfaisante. L’aspect sandbox du jeu est malheureusement peu poussé, et le souci du détail n’est pas à la hauteur d’un jeu Rockstar, mais quelques bon points sont tout de même à signaler : certains décors sont destructibles, la cohérence de l’univers de Panao est assez exceptionnelle et… la jungle tropicale, ca change de cette foutue Liberty City, un tout petit peu trop claustrophobe a mon gout ! Résumons : Just Cause 2 à la plus grande (map) mais le jeu reste encore à l’état de « démo technique ». Avec un game design à la hauteur, on pourrait tenir quelque chose de grand pour le futurJust Cause 3

On pourrait résumer les choses ainsi : Just Cause 2 à la plus grande map dans l’absolu (1024 km²) pour ce qui est des GTA-like, Red Dead Redemption et San Andreas savent allier gigantisme et souci du détail, et GTA IV reste à ce jour la reproduction la plus fidèle d’une mégalopole, tout en proposant au joueur une surface de jeu conséquente.

La suite dans les parties suivantes de cet article, ou nous verrons qu’on peut faire encore plus grand dans certains open world qui n’ont rien a voir avec le genre GTA-like. Beaucoup plus grand, même…

ERRATUM : Sam Houser n’a pas déclaré que la map de GTA V serait deux fois et demi plus grande que celle de San Andreas, mais en fait deux fois et demi plus grande que celle de Red Dead Redemption. L’article a donc été édité en conséquence, et l’estimation de la superficie de la map de GTA V a été revue à la hausse.

BigBossFF, qui a passé quelques heures sur mappy avant de rédiger cet article…

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